Les soldats cantonnés

Au lendemain de la déclaration de guerre, en août 1914, la caserne ne peut suffire à loger toutes les régiments qui arrivent à Landerneau. Ces troupes venues pour s’entrainer avant d’être envoyées sur le front, sont réparties à travers la ville.

Les états de cantonnement, conservés au Service du patrimoine historique de Landerneau, nous donnent un aperçu de leur nombre et de leur répartition.

Etat de cantonnement, décembre 1915, Service du patrimoine historique de Landerneau, Sous-série 4H

État de cantonnement, décembre 1915, Service du patrimoine historique de Landerneau, Sous-série 4H

 

Des régiments de la Somme

3 régiments de la Somme sont cantonnés dans la ville entre 1914 et 1917 :

  •  le 128e régiment d’infanterie : régiment de la Somme, stationné à Abbeville et Amiens au moment de la mobilisation et le 328erégiment d’infanterie (régiment de réserve du 128erégiment d’infanterie)
  •  le 14e Territorial

Des compagnies du 128e R.I. et du 14e Territorial, composées de sous-officiers, caporaux et soldats, sont cantonnés, dès août 1914, après la déclaration de guerre. En septembre 1914, 2455 sous-officiers, caporaux, soldats sont logés dans différents bâtiments de la ville ; chiffre impressionnant quant on sait que la population de Landerneau avoisine, en 1911, les 8252 habitants.

Les lieux de cantonnement

Les soldats étaient logés en grande majorité dans des écoles, des bâtiments industriels et des hôtels, et dans une moindre mesure chez les particuliers :

Les écoles

Grâce à leur pensionnat, les écoles sont en mesure d’accueillir un très grand nombre de soldats. Il s’agit des établissements Saint-Julien, Saint-Thomas, le Calvaire, Saint-Sébastien, Saint-Joseph. Ensemble, ils comptabilisent plus de 20 000 jours d’hébergement entre 1914 et 1917.

Les bâtiments industriels

Les bâtiments de la Briqueterie accueillent des centaines de soldats d’août 1914 à mai 1915,et jusqu’à 893 personnes pour le seul mois d’août 1914. La suifferie Belhommet et la Brasserie Mailloux servent également de lieu d’hébergement.

Les hôtels

L’Hôtel de Bretagne appartenant à Mme Kérouanton, la salle Bourhis et l’hôtel Demelun, rue de Brest

 

 

A partir d’avril 1916, seuls les établissements scolaires continuent d’accueillir les cantonnements de l’armée.

En 1918, la ville se prépare à accueillir des soldats américains. Elle établit une liste très détaillée de lieux propices au cantonnement de ces troupes.

 

Correspondance d'un soldat cantonné à Saint-Julien à sa femme, non daté, Collection Ville de Landerneau

Correspondance d’un soldat cantonné à Saint-Julien à sa femme, non daté, Collection Ville de Landerneau

Correspondance d'un soldat cantonné à Saint-Julien à sa femme, non daté, Collection Ville de Landerneau

 

 

 

 

Ma petite femme chérie
Je t’envoie cette petite carte pour te montrer l’endroit ou je couche tu vois le quartier n’est pas trop moche je ne crois pas que les Boches viendront nous déranger dans notre tranquillité conserve la pour souvenir.
Ton mari qui t’embrasse
[Signature]

 

 

 

En savoir +

Consulter ou Télécharger le dossier en ligne sur le Cantonnement des troupes à Landerneau, contenant : une note historique, une sélection d’archives numérisées et l’intégralité des états de cantonnement (transcrits)

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